
Notre éphéméride



Que faire dans les prochains jours dans un jardin de l’Ouest Parisien …
Cette petite rubrique donnera régulièrement quelques pistes en réponse aux questions posées par nos jeunes adhérents et souvent nouveaux jardiniers. Et ce pour notre jardin de l’Ouest parisien, plutôt limoneux-argileux, et sans utilisation d’engrais de synthèse ni de « pesticides ».
Normalement tout est en place au jardin pour les productions de l’été: haricots rames, blettes, betteraves, courgettes et courges diverses, tomates, salades, carottes, concombres,… C’est le moment d’ajouter les poireaux à tout ce beau monde
Mais tout est devenu objet de surveillance avec la forte chaleur qui s’est installée, fortement et durablement ces trois dernières décades, le tout avec un très net déficit des précipitations. Certaines plantes se mettent en état de sommeil. Ainsi il eût été préférable se semer des haricots nains plutôt que des haricots-rames. Ces derniers rechignent à fabriquer de la verdure à l’assaut des rames dans ces conditions difficiles, les tomates ralentissent leur cycle et leurs petits fruits en formation ne mûrissent plus. C’est à ce moment que l’on se félicite d’avoir couvert son sol, d’avoir offert un peu d’ombre en mariant des légumes de différentes tailles.
Bien se garder du réflexe d’arroser de manière systématique en ces périodes, surtout avec de l’eau trop fraîche par rapport à la température du sol; privilégier le matin de très bonne heure. Celles et ceux qui ont peu arrosé leurs tomates, en une ou deux fois, ont été bien inspirés; leurs plants ont élaboré des racines profondes plus aptes à collecter un peu d’eau encore présente dans les couches du sol, au lieu de racines superficielles juste sous la surface, les arrosages quotidiens ayant tendance à leur faire choisir cette stratégie de facilité maintenant dommageable.




La pluie en direct dans notre jardin potager
Un pluviomètre est installé depuis quelques années sur une parcelle de notre jardin. Il est relevé pratiquement chaque jour et les valeurs de hauteur d’eau sont notées puis intégrées à un fichier, par décades. Nous vous livrons les résultats en direct.
Sans être d’une valeur scientifique irréprochable, ce pluviomètre présentant des points de fragilité dans sa conception, son étalonnage, ce qui s’ajoute aux quelques erreurs possibles de lecture (uniquement une graduation en millimètres d’eau, pas de dixième), ces données offrent tout de même une bonne appréciation du temps. La mesure est toujours préférable à notre impression subjective du temps qu’il fait.
2026 commençait à se montrer assez peu pluvieuse. Après l’hiver humide, le début de printemps, souvent ensoleillé et plutôt chaud, fut avare de précipitations, avec un petit cumul qui conduisait à une moyenne annuelle au-dessous de la normale pour Vélizy (675 mm). Cela ressemble un peu à 2025. Un épisode humide début Mai semblait rétablir la situation. Pour le jardinier, une période de semis peu humide, impose de garder une humidité en surface. En revanche, limaces et escargots sont moins actifs la journée (ce qui ne fut pas le cas en 2024 année nettement pluvieuse au jardin !). Comme quoi un climat tempéré est sujet à des variations auxquelles les êtres vivants doivent s’adapter.
Rappel: 1 mm d’eau correspond à 1 Litre de précipitations répandu sur 1 m2
*Nous avons tendance à prendre l’année civile comme espace temps, mais bien entendu les épisodes pluvieux suivent un autre rythme. Ainsi la grande période pluvieuse « 2024 » s’est plutôt étendue du printemps 2024 à fin janvier 2025.
