
Notre éphéméride





Que faire dans un jardin de l’ouest parisien dans les prochains jours…
Cette petite rubrique donnera régulièrement quelques pistes en réponse aux questions posées par nos jeunes adhérents et souvent nouveaux jardiniers. Et ce pour notre jardin de l’Ouest parisien, et sans utilisation d’engrais de synthèse ni de « pesticides ».
Avec le roi de l’été, le haricot vert (ou à écosser selon vos choix), il est grand temps de faire de la place à ces légumes phares de la saison estivale: courges, courgettes et concombres. Et dans cette famille, vous n’aurez que l’embarras du choix pour trouver la variété qui correspond à vos goûts: potiron, potimarron, butternuts, courge muscade ou spaghetti…
Deux protocoles pour réussir cette culture. Le plus simple: petite cuvette à réaliser dans un sol meuble et y déposer 2 ou 3 graines, espacées de quelques centimètres. Recouvrir l’ensemble et garder humide. Surveiller la germination des graines et la croissance de la petite plante qui montre au départ deux grands cotylédons qui ont pour mission de capter l’énergie nécessaire à la pleine croissance du végétal. Si les trois graines ont germé, vous conservez la plante la plus solide sur place et vous repiquez (la plante doit avoir au moins deux vraies feuilles) les deux autres ailleurs. Attention ce sont des légumes mangeurs d’espace, prévoyez de la place; de plus certaines variétés sont coureuses et dirigeront des tiges rampantes tous azimuts).
Sinon, même procédé mais en pot, ce qui vous permet de préparer votre culture en serre, sur votre balcon généralement plus chaud que le sol et active la germination. Puis repiquage de la même manière. Ne reste plus qu’à attendre la poussée des fleurs, de deux types: mâles ou femelles. Et oui, la grande famille des courges adopte une reproduction croisée nécessitant le transport du pollen de la fleur mâle vers le pistil de la fleur femelle. Généralement c’est un bourdon qui s’y colle ! Avec la possible surprise que ce transporteur doué d’un bon rayon d’action (plusieurs centaines de mètres) ait visité les courges de vos voisins et voisines de jardin et vous délivre ainsi des courgettes jaunes alors que vous avez semé une variété verte ! Mieux vaut donc éviter de placer des courges comestibles à proximité des variétés décoratives (coloquintes) toxiques.



La pluie en direct dans notre jardin potager
Un pluviomètre est installé depuis quelques années sur une parcelle de notre jardin. Il est relevé pratiquement chaque jour et les valeurs de hauteur d’eau sont notées puis intégrées à un fichier, par décades. Nous vous livrons les résultats en direct.
Sans être d’une valeur scientifique irréprochable, ce pluviomètre présentant des points de fragilité dans sa conception, son étalonnage, ce qui s’ajoute aux quelques erreurs possibles de lecture (uniquement une graduation en millimètres d’eau, pas de dixième), ces données offrent tout de même une bonne appréciation du temps. La mesure est toujours préférable à notre impression subjective du temps qu’il fait.
La comparaison de ces trois années montre déjà le caractère très variable de notre climat tempéré même soumis au dérèglement climatique planétaire. Pour le jardinier, 2023 a posé le problème de deux périodes de sècheresse, l’une en fin d’hiver, l’autre au moment des semis de printemps rendant la germination difficile. Et 2024* a fait le bonheur des Gastéropodes, et une germination très difficile, les petites plantes n’arrivant pas à s’enraciner dans un sol saturé d’eau et des argiles compactes. Et pour le moment, 2025 s’inscrivait plutôt comme une année peu pluvieuse. Les pluies post-printanières semblent la replacer dans la moyenne annuelle des précipitations, sachant que sur une période de trente ans (source Météo-France) elle est de 675 mm à Vélizy.
Rappel: 1 mm d’eau correspond à 1 Litre de précipitations répandu sur 1 m2
*Nous avons tendance à prendre l’année civile comme espace temps, mais bien entendu les épisodes pluvieux suivent un autre rythme. Ainsi la grande période pluvieuse « 2024 » s’est plutôt étendue du printemps 2024 à fin janvier 2025.