
Notre éphéméride


Que faire dans les prochains jours dans un jardin de l’Ouest Parisien …
Cette petite rubrique donnera régulièrement quelques pistes en réponse aux questions posées par nos jeunes adhérents et souvent nouveaux jardiniers. Et ce pour notre jardin de l’Ouest parisien, et sans utilisation d’engrais de synthèse ni de « pesticides ».
La frontière entre la fin d’une saison et le début d’une autre est bien ténue et, bien qu’invisibles car inadaptés à notre courte vue, des mécanismes sont déjà à l’œuvre pour une production future de fruits et de légumes.
Après les pluies de février, le premier point important est que le jardin ne montre pas d’eau en surface (flaques); c’est un bon signe de la qualité des sols, avec des passages pour l’eau et de la rétention par le compost et l’humus. Les fèves semées en novembre restent en bonne santé (une vingtaine de centimètres de hauteur). On peut planter des bulbilles d’échalote, d’ail et d’oignons dans des billons (l’opposé des sillons), tous les 10-15 cm, tenues par vos trois premiers doigts permettant de les enfoncer à la bonne profondeur, dès que votre main sent une résistance. Les oiseaux auront ainsi davantage de difficultés à tirer sur la partie pointue ! Ne pas arroser pour le moment et garder les sillons humides en paillant ou fenant.




La pluie en direct dans notre jardin potager
Un pluviomètre est installé depuis quelques années sur une parcelle de notre jardin. Il est relevé pratiquement chaque jour et les valeurs de hauteur d’eau sont notées puis intégrées à un fichier, par décades. Nous vous livrons les résultats en direct.
Sans être d’une valeur scientifique irréprochable, ce pluviomètre présentant des points de fragilité dans sa conception, son étalonnage, ce qui s’ajoute aux quelques erreurs possibles de lecture (uniquement une graduation en millimètres d’eau, pas de dixième), ces données offrent tout de même une bonne appréciation du temps. La mesure est toujours préférable à notre impression subjective du temps qu’il fait.
La comparaison de ces quatre années montre déjà le caractère très variable de notre climat tempéré même soumis au dérèglement climatique planétaire. Pour le jardinier, 2023 a posé le problème de deux périodes de sècheresse, l’une en fin d’hiver, l’autre au moment des semis de printemps rendant la germination difficile. Et 2024* a fait le bonheur des Gastéropodes, et une germination très difficile, les petites plantes n’arrivant pas à s’enraciner dans un sol saturé d’eau et des argiles compactes. 2025 s’inscrit comme une année peu pluvieuse, en dessous de la moyenne locale, sachant que sur une période de trente ans (source Météo-France) la moyenne de la pluviométrie est de 675 mm à Vélizy. En revanche 2026 commence par une pluviosité un peu marquée.
Rappel: 1 mm d’eau correspond à 1 Litre de précipitations répandu sur 1 m2
*Nous avons tendance à prendre l’année civile comme espace temps, mais bien entendu les épisodes pluvieux suivent un autre rythme. Ainsi la grande période pluvieuse « 2024 » s’est plutôt étendue du printemps 2024 à fin janvier 2025.
