
Notre éphéméride



Que faire dans les prochains jours dans un jardin de l’Ouest Parisien …
Cette petite rubrique donnera régulièrement quelques pistes en réponse aux questions posées par nos jeunes adhérents et souvent nouveaux jardiniers. Et ce pour notre jardin de l’Ouest parisien, plutôt limoneux-argileux, et sans utilisation d’engrais de synthèse ni de « pesticides ».
Que dire de cette période, sinon qu’elle sonne la venue d’un temps où tout est à inventer. Les dictons d’antan sur le jardinage et le climat n’ont plus de raison, les habitudes sont à modifier. Mais tout de même, la diminution de la durée de la lumière reste l’élément qui force à choisir une prochaine culture au jardin. Il était donc récemment possible de semer des radis roses et des épinards. Maintenant c’est le tour de la mâche, de la variété que vous aimez, en semant soit en rangs, soit à la volée. Semis qui ne demande pas de grande précaution, juste un petit coup de râteau ensuite pour érafler la surface du sol, pas la peine d’aplanir.
Certes, la bonne averse de la semaine passée a ouvert une fenêtre pour repiquer des salades d’automne (chicorées de diverses variétés) d’autant plus que les populations de limaces ont subi un coup d’arrêt avec ces mois de sécheresse et de chaleur et que visiblement leur nombre est sans mesure avec les mois fastes qu’elles avaient connus après la très pluvieuse 2024.
Mais il reste à constamment surveiller son jardin, observer et remédier au problème constaté, sans (c’est le cas de le dire) précipitation excessive !
Pensez aussi à protéger vos courges et potirons d’un contact direct avec le sol qui à cette période peut créer une humidité accrue et une cause de dégradation de ces gros fruits. Une tuile ou une ardoise placée entre le fruit et le sol paillé sera parfaite, sachant que courges et potirons ont besoin de la fraîcheur du sol.




La pluie en direct dans notre jardin potager
Un pluviomètre est installé depuis quelques années sur une parcelle de notre jardin. Il est relevé pratiquement chaque jour et les valeurs de hauteur d’eau sont notées puis intégrées à un fichier, par décades. Nous vous livrons les résultats en direct.
Sans être d’une valeur scientifique irréprochable, ce pluviomètre présentant des points de fragilité dans sa conception, son étalonnage, ce qui s’ajoute aux quelques erreurs possibles de lecture (uniquement une graduation en millimètres d’eau, pas de dixième), ces données offrent tout de même une bonne appréciation du temps. La mesure est toujours préférable à notre impression subjective du temps qu’il fait.
2026 continue de se montrer très avare en précipitations, le petit épisode pluvieux de Mai ne parvenant pas à revenir dans la moyenne annuelle normale pour Vélizy (675 mm). Pour le jardinier, ces deux épisodes ont rendu difficiles les premiers semis de printemps puis la croissance des jeunes plants nettement attaqués par les gastéropodes, en particulier les limaces. L’été ajoute de très fortes chaleurs au problème de la sécheresse, imposant de prendre des mesures adaptatives comme le paillage pour limiter l’évaporation, le mariage de plantes de différentes tailles pour apporter de l’ombre aux légumes plus fragiles et supportant peu la chaleur, voire le décalage dans la saison de certaines cultures (choux, épinards, …)
Rappel: 1 mm d’eau correspond à 1 Litre de précipitations répandu sur 1 m2
*Nous avons tendance à prendre l’année civile comme espace temps, mais bien entendu les épisodes pluvieux suivent un autre rythme. Ainsi la grande période pluvieuse « 2024 » s’est plutôt étendue du printemps 2024 à fin janvier 2025.
